• Vie scientifique et culturelle,
  • Vie de l'établissement,

[Séminaire] Larissa Muraveva, "Écrire son expérience personnelle, est-ce une forme de résistance ? L’autofiction russophone après 2022"

Publié le 30 janvier 2026 Mis à jour le 30 janvier 2026
le 5 février 2026
Jeudi 5 février à partir de 18h15
Toulouse - Campus du Mirail, Université Toulouse - Jean Jaurès
Gai Savoir, salle GA 142,
Larissa MURAVEVA
Larissa MURAVEVA

Larissa MURAVEVA (Ph.D., Moscou, 2017) est devenue maîtresse de conférences à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg en 2018, où elle a enseigné jusqu’en 2022. Elle est actuellement chercheuse à l’Université Grenoble-Alpes, UMR 5316 Litt&Arts (programme PAUSE), et enseigne dans le cadre du projet Smolny Beyond Borders: A Liberal Arts Initiative, destiné aux étudiant·e·s en exil. Auteure de plus de cinquante publications en russe, anglais et français, ses domaines de recherche incluent la narratologie, l’autofiction, la théorie des médias et les trauma studies. Ses articles et travaux sont parus notamment dans Novoïe Literatournoïe Obozrenie (NLO), Diegesis et chez De Gruyter. Elle est également écrivaine, auteure du livre Écrit à Berlin-Ouest (Napisano v Zapadnom Berline, shell(f), 2025. Son ouvrage Autofiction: Narrating the Sensitive paraîtra prochainement chez De Gruyter (2026).

Pourquoi l’autofiction est-elle devenue l’un des courants littéraires les plus visibles à la fin des années 2010, et de quelle manière la guerre en Ukraine a-t-elle influé sur la transformation et le développement du genre ? Peut-on considérer que l’expérience traumatique personnelle s’est imposée comme une forme littéraire de résistance et de protestation ? Et pourquoi, malgré les répressions politiques, les textes autofictionnels ne se sont-ils pas divisés entre ceux des “parti.e.s” et ceux des “resté.e.s” après 2022, alors même que les maisons d’édition cherchent à neutraliser cette polarisation ? Dans cette communication, je tenterai de répondre à ces questions, ainsi que de proposer une cartographie des textes autofictionnels russophones publiés après 2022, envisagée sous l’angle des stratégies narratives de représentation de l’expérience traumatique.