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[Journée d'études] De Thérèse d’Ávila à Mishima, l’extase dans les lettres et les arts, entre sacré et profane
Salle D155 (Maison de la recherche)
À distance sur BBB : https://marsha.education/my-contents/classroom/58ce83b8-7c96-49d4-a21f-7f7c5bc27238/invite/_wBgtxVh-HWyosYzyKSPrAlRRg9lRXYs9oQHxiC46HM
Cette journée d’étude d’Il Laboratorio, qui s’inscrit dans l’axe 1 sur les filiations textuelles et culturelles entre France et Italie, et prépare le colloque François Malaval (sept. 20262), constitue une première tentative pour appréhender la richesse et la multiplicité de la notion d’extase, de la première modernité à nos jours, entre histoire de la littérature, des arts, de la spiritualité, du corps et des émotions. Du XVIe s. au XXIe s., l’extase, loin de perdre du terrain, gagnait sans cesse de nouvelles applications en permettant au sujet moderne de sortir de la prison du soi. Même critiquée par les institutions religieuses ou médicales, l’extase continue à être associée à l’expérience de l’absolu, que celui-ci soit associé aux figures traditionnelles du divin ou à de nouvelles figures de substitution (le néant, le cosmos, la nature, la patrie…). Expérience du saisissement et de la dépossession suprême, de la plénitude et du vertige, elle peut marquer une forme d’anéantissement de l’esprit comme de sa renaissance, et ainsi une ouvrir à une dimension inédite de l’humain, de son existence, ou encore un accès à l’inhumain, à une altérité ontologique autrement insoupçonnable, que seul un langage inspiré, qu’il soit fait de mots, d’image et de concepts, permet d’exprimer.
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